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Une demande accrue des entreprises en produits désinfectants et bactéricides
Avec la crise sanitaire qui s'annonce, les entreprises doivent prendre de nombreuses mesures et précaution. Parmi celles-ci l'approvisionnement en produits désinfectants et bactéricides est particulièrement critique. Les entreprises de nettoyage industriel comme Ernett à Rouen et leurs fournisseurs sont particulièrement sollicitées.
Spécialiste du nettoyage industriel, Jean Furet, patron d'Ernett, a vu les demandes de ses clients augmenter très nettement depuis la fin août, an matière de produits désinfectants et bactéricides. Des clients également inquiets quand à la capacitté de l'entreprise et de ses fournisseurs à assurer leurs prestations en cas de pandémie. Pour Jean Furet, il ne faut pas faire de promesses inutiles : « Nous maintiendrons le minimum de services nécessaires en cas de pandémie : sanitaires, poignées d'entrées, téléphones et parties utilisées par la collectivité? Ce qui sera alors important c'est le nettoyage des points de contact (rampes, interrupteurs), pas celui des bureaux »
Problèmes de stocks ?
Avec son fournisseur, Ludovic Vitry de la société JCS à Rouen, Jean Furet tente de prévoir les quantités nécessaires à ses clients. Mais l'approvisionnement pose parfois problème explique L. Vitry : « Concernant les masques, la demande est telle que nos fabricants sont débordés : le délai d'approvisionnement est é présent d'un mois ». Un problème qui ne semble pas se poser pour ce qui est des solutions hydroalcooliques : « Notre fournisseur de produits chimiques, Eyrein industries en Corrèze fabrique en dix jours ce qu'il réalise habituellement en un an. Ils ont multiplié la production par dix.
Des prix en hausse.
Avec la crise, les entreprises de nettoyage doivent adapter leurs produits et remplacer les produits traditionnels par des virucides 20 % plus cher : « un coût que je facture au client car ce sont des produits plus complexes. En terme de coût de pretstaion, si la pandémie ne dure pas, il n'y aura pas de répercussions sur les prix. C'est la durée qui sera déterminante »; explique Jean Furet. Avec la menace de pandémie, certains prix s'affolent et l'on constate des variations de 1 à 15 sur les lotions hydroalcooliques : « Actuellement, on trouve également jusqu'à 25€ les dix masques FFP2, ce qui est très excessif », affirme Jean Furet.
Extrait de : Le journal des entreprises paru le 02 Octobre 2009 |